Qui suis je ? Communiste pour beaucoup, Trotskiste pour les communistes, Anar pour les trotskistes, et Ami de nombreux anars, j'ai trainé ma bosse et mes idées au dessus de beaucoup de livres, dans toutes les discutions, près de beaucoup d'idéologies de gauche ou pas en puisant, plus souvent de gauche que de droite, ce que j'y trouvais d'intéressant et, à mon avis, d'applicable, laissant après compréhension les idées qui ne sont pas miennes. Je n'ai nullement la prétention d'être un des penseur de la gauche, trop le font bien mieux que moi ! J'ai juste celle liée à une curiosité maladive qui me pousse à essayer de comprendre l'humain et les idéologies qu'il met en place pour essayer de vivre en société. Du Coran à Proudhon, de Lenine à Churchil, de Marx à la bible, j'essaie de m'intéresser à tout et à tous, de relever l'humanisme applicable à l'idée d'une société que je me fait ! Une société idéale ou la haine, le mépris, l'égoïsme et l'égocentrisme seraient exclus ! Difficile d'imaginer que cette société pourrait exister dans notre monde ou le propre de l'homme semble être justement cet égoïsme forcené, porté comme une valeur fondamentale, attirant son lot d'horreurs plus ou moins ancrées, plus ou moins fortes, allant d'un Hitler à celle quotidienne qui consiste à ignorer le type à la porte de la poste qui vous tend la main. Certains sont choqués ? Ce n'est pas comparable, me diront-ils ! Pourquoi ? Vous ne l'avez effectivement pas tué, mais, en l'ignorant, vous lui avez ôté tout statut d'être humain de par votre mépris ! En quoi n'a t'il pas connu, lui aussi, ce moment de mort face à votre attitude ? Je crois en l'homme, pour en avoir rencontré ! Trop peu, il est vrai, car ils sont nombreux les moutons se déplaçant en troupeau vers le métro le plus proche ou à l'entrée de l'usine, mais quelques uns redressent encore la tête ! Quelques uns savent encore dire merde au système ou stop au rouleau compresseur qui tente de les broyer comme il broie ceux qui se taisent ! Quelques uns n'ont pas encore laissé entrer en eux la corruption ! Celle-ci est pourtant insidieuse, sournoise, et pénètre en nous dans les moments de doute, de colère, ou tout simplement quand une pointe de convoitise se fait jour face à la nouvelle voiture du voisin, au dernier téléviseur à écran plat ou au polo « DG » à la mode jusqu'au mois prochain...
Alors, je ne peux accepter la société telle qu'elle est ! Je pleure quand je perd un ami, mais pas quand je perd un objet ! Je renie le système dans lequel, pourtant, je vis... Quelle ironie ! Mais le choix est limité, le système ne me donne que trois alternatives : vivre en complet accord avec lui sans joie ni bonheur, stopper cette vie car je ne veux pas faire de concession, ou prendre ou plutôt dérober subtilement ma part de vie en luttant pour faire tomber ce système ! J'ai choisi cette troisième solution, je m'installe dans le système, prend ma part du rêve des autres, pouvant parfaitement me passer de cette boite ridicule qui pourtant trône éteinte dans mon salon comme dans tous les salons, pénétrant leur société avec le sourire pour mieux répandre mes idées, et j'entends déjà les cris : entrisme, vous êtes trotskiste ; égalitarisme, vous êtes communiste ; ni dieu ni maitre, vous êtes anarchiste ! Et mon ami qui m'appelle pour qu'on se fasse une bouffe en refaisant le monde encore une fois, au son des guitares et de la même chanson de Brassens qui ressort éternellement glorifiant l'humanisme d'un paysan, d'un auvergnat, dans des relents libertaire.
Ni dieu ni maitre, oui, ni honte, ni étiquette non plus ! J'accepte avec joie celles que me mettent les vaniteux, les corrompus, les ogres affamés d'argent ! Je revendique haut et fort les quatre que je cite en premier paragraphe et les endosse parce qu'elles sont, pour moi, synonymes d'humanité, parce qu'elles signifient que je refuse d'être comparé à ces bêtes qu'on tond ou à ceux qui les tondent ! J'en rajoute même moi-même une cinquième : humain ! Mais je ne pourrais être réduit à une seule d'entre elles, je suis la somme des cinq ! Communiste, Trotskiste, Libertaire, Ami et Humain se bousculent, trouvant chacun une place en moi et me confortant, bousculant l'écologie, la liberté, l'amour de l'autre qui s'y trouvent déjà... Même si je n'aime pas les mots trop réducteurs, sauf peut-être un seul : humain... Ça me suffit largement ! On a voulu m'étiqueter, ça prouve au moins que j'existe !
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